tambour 3

Rencontre avec mon tambour

Ce que tu souhaites au plus profond de ton coeur, demande-le et écoute.

Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler d’une rencontre magique. De retrouvailles prévues depuis longtemps.

L’appel du tambour

Nous sommes en juillet, le 28 il me semble. Je viens de finir une journée avec des femmes formidables, connectées, perchées, pleines d’humour et d’amour. Epuisée mais contente, je suis prête à entrer sous la douche. Et là j’entends une voix qui me dit :

– Va chercher ton tambour 

– heu…là tout de suite ? je peux m’habiller avant ?

Pour ceux qui me suivent vous savez que ça ne m’étonne plus vraiment ce genre de communication même si là c’est un peu spécifique et clairement hors contexte. Du coup je finis ma douche, jette un oeil et oubli cette histoire plus ou moins…pendant a peu près trois mois. Après tout pourquoi aurais-je besoin d’un tambour ?

Rencontre du tambour

Nous sommes un lundi d’octobre de retour de stage (un stage mis sur mon chemin of course^^). Pour le prochain module le tambour est au centre de la pratique, alors je décide d’en demander un : « Je demande à mes guides de m’aider à manifester mon tambour dans la matérialité ». Le comment ne m’appartient pas comme dirait Anne-Solenn (aller voir sa page si vous ne la connaissez pas^^). C’est « je vous fais confiance, débrouillez-vous les guides^^. » Et vraiment, je ne porte plus attention à ma recherche.

Le mercredi, même semaine, j’entre dans un magasin et là, des housses de tambours par terre hmm, chouette pour quand j’aurais mon tambour. Et là je comprends que le monsieur qui parle au proprio est fabricant de tambours, qu’il vient proposer les siens. Ok…y’a pas de hasard. On discute et c’est une rencontre magnifique, un homme au coeur généreux, plein d’enthousiasme. Il me fait écouter les tambours qu’il a avec lui. Hmm bien mais y’a comme une dissonance, c’est non. Je prends quand même sa carte. Peut-être un jour.

L’après midi se passe et cette histoire me reste en tête. Finalement, je lui passe un coup de fil.

– « Je dois venir à votre atelier, je sais pas pourquoi. »

– heu…

– Je sais seulement que c’est à propos des tambours. Vous avez peut-être des peaux ou des cercles, d’autres tambours à me montrer ?

– Non je n’ai pas de stock. Là j’ai de quoi faire un tambour…et…

Je n’écoute plus. C’est lui. Je l’entends il appelle du coeur, de l’âme, de l’amour Wow c’est juste une avalanche d’amour, une certitude.

Ok c’est lui. Il FAUT que je passe.

– Je…heu…Je peux passer quand même ?

– Bien sûr.

Du coup nous sommes le lundi suivant et je passe. C’est un endroit déjà plein d’une belle énergie. Je le sens au premier pas. Il me montre mon futur tambour : peau, cercle, cordes tout est là.

Comment décrire la sensation, le flot d’émotions en posant les mains sur la peau, sur le bois du cercle, sur la mailloche ? comment mettre des mots sur tout cet amour reçu, cette joie qui semble exploser, sur mon plexus que je ne croyais pas pouvoir contenir autant de joie ? J’ai l’impression de retrouver une partie de moi…c’est surement le cas. Mes larmes sont proches.

– C’est de la peau d’Elan et le bois c’est du Cèdre.

Cède à ton élan. 

Ho oui je t’entends déjà, j’en tremble.

-La mailloche sera en tilleul, celui de mon jardin.

– Ok, tout est ok.

C’est mon tambour.

Je reste là à le caresser, à ne plus le quitter, à l’écouter.

Lorsque je quitte la maison, je vois le tilleul. Parmi toutes les feuilles qui n’ont pas encore pris la couleur de l’automne, une petite couleur ocre se démarque dans la verdure : un coeur. Non, merci à toi de m’aider à redevenir moi.

Donner naissance à mon tambour

Une semaine passe où chaque fois que je ressens le besoin de jouer pour une raison où une autre dans l’invisible avec mon tambour, je reçois un petit texto de Lionel me disant que tout se passe bien, que c’est fluide et qu’il ressent plein de joie. Synchronicité ? connexion ? c’est juste magique.

La semaine s’achève, il est presque fini et l’appréhension me gagne. Pour ceux qui me connaissent, il savent très bien que la voie chamanique n’était clairement pas mon premier choix dans la vie. Si on m’avait dit en janvier que je m’achèterais un tambour et que je l’aimerais autant, j’aurais bien ri.

Le doute s’installe samedi. Au réveil, je sais qu’il est prêt à me retrouver. C’est une certitude mais les vieilles peurs remontent. Elles m’empêchent d’avancer, je le sens tout le weekend. Je veux rester dans ma zone de confort encore un peu. Mais cette zone est si petite, si étroite, j’étouffe et pourtant j’y reste.

Etrangement, je n’ai pas de nouvelles de Lionel.

Une feuille jaune me fait signe en ouvrant ma fenêtre ce lundi. « L’automne est la transformation mon enfant, accepte la tienne. Renoue à toi-même, à cette partie de toi ». « Cède à ton élan », me dit encore mon tambour. Alors je saute, portée par l’Univers et ses synchronicités, par l’amour de mon tambour, par le soutient de quelques très chers amis qui voient déjà en moi celle que j’ai peur d’être. Je me défais de mes feuilles jaunies moi-aussi. Je me défais de mes peurs et je saute. Et j’écris, je partage, je pleure aussi et le monde me semble moins hostile. C’est plus facile

Je comprends mieux pourquoi l’expression «donner naissance à son tambour ». Nous travaillons ensemble à faire naitre celui qui en sera le gardien : Moi.

Enfin, je trouve le courage d’aller le chercher. Il est magnifique mais j’ai peur d’en jouer. De toucher. J’essaie quand même.

Il est la manifestation de moi, de l’aspiration de mon âme…et pourtant, il y a une dissonance quand je joue. Il est trop sec, dur.

-Moi, je pense qu’il faut détendre un peu la peau, me dit Lionel, mais après c’est toi qui vois.

Oui c’est tout à fait ça. On détend, un noeud après l’autre. On teste. Et puis finalement, mon sourire se fait tout seul. Le son n’est pas beau à mon oreille mais la vibration m’affecte dans le corps. Laisse parler ton corps quand tu ne sais plus. Lui sait. On teste encore. La sonorité est meilleure mais le sourire a disparu. Non, vraiment. Je préfère le sourire. Lui aussi. Je joue et l’âme résonne. C’est magique. Ce que mon oreille ne perçoit pas, mon corps entier le vibre.

« Nous nous sommes retrouvés. Nous ferons de grandes choses ensemble, tu n’es plus seule. »

Encore une fois, c’est magique.

Qui est-il ?

 

Il est sur une moitié granuleux comme le sable chaud et sur l’autre, la peau fait de légères vagues. Je le caresse et j’entends la mer.

Il est clair comme le soleil et pourtant doux et mystérieux comme la lune.

Sur cette peau tendue, se dessine un tyrex ou un dragon selon l’angle, mais aussi le corps voluptueux et dansant d’une femme…on y verra ce qu’on voudra mais je sais que ses secrets sont à découvrir.

Il est féminin sur les bords et profondément masculin au centre.

Il dit « Cut the crap! je suis là pour Etre, Aimer, Faire, Soigner et Inspirer ». Ho…je vois mieux d’où vient cette expression que j’ai eu en tête tout le weekend…

Il dit « écoute le son pour entendre mon nom. »

Il dit simplement « je suis là, et je fais partie de toi. »

A présent, je veux être attentive. Il me demande une housse où il sera en sécurité lors de nos prochains voyages et quelques ornements qui viendront ajouter à notre lien.

Voilà comment j’ai rencontré mon ‘tambour d’amour’. Je ne comprenais pas cette expression. Maintenant je sais et je crois que la plus belle chose qui puisse vous arriver c’est de rencontrer le vôtre.

Je vous aime fort,

Emilie

J’oubliais, il est né au mois d’octobre (le dixième mois de l’année) et est le dixième tambour de Lionel^^.

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