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Devenir moi (partie 2)

Je vous avais quitté sur un cliffhanger dans la première partie de Devenir moi, à savoir « j’ai dis c’est fini ».

Bizarrement, peu de gens connaissent les détails de l’histoire et pourtant à chaque fois que j’y pense je souris. Du moins pour la suite…mais commençons au début.

« J’ai dis c’est fini ».

Ce qui m’a poussé à dire « c’est fini », c’était à chaque fois ces petits détails, ces situations que je subissais et qui venaient remplir mon vase déjà bien plein. Me pousser encore et encore jusqu’à ce que je comprenne enfin. Il y a eu une ‘non-dispute’ avec mon copain de l’époque. Une autre avec mon meilleur ami aussi, une autre avec mes parents et tout un tas de choses qui me mettaient face à moi-même, à mes choix, à ce que je voulais/pouvais/souhaitais pour moi. Je me suis lamentée un temps en me disant « pourquoi moi ?! ho Dieu pourquoi tu me détestes ? je suis déjà au fond là ! J’ai plus personne. »

Personne ne répondait. Ou plutôt je n’entendais pas. Toutes ces situations me poussaient dans une même direction : me donner assez d’amour pour prendre mon propre parti. Non pas de façon égoïste mais de la façon qui me permettrais de me réaliser et d’être.

Face à moi-même, j’ai lâché prise.

J’ai vu quelque part que les femmes avaient besoin de rituels. Je voulais ‘exorciser’ celle que je ne voulais plus être là tout de suite. Donner un nouveau départ. Et j’ai créé mon petit rituel : écrire toutes les attentes : les miennes et celles de mon entourage à mon propos, les situations que je refusais de subir encore. J’ai brûlé le papier, attentes après attentes. Y’en avaient plus de trente, ça m’a pris près de deux heures entre pleurs, prises de conscience et pardon. Et j’ai réalisé que personne ne pouvait vivre heureux avec un tel poids.

Je ne me suis pas arrêtée là. J’ai nettoyé chez moi, utilisé de l’huile essentielle, de la sauge (je n’y connaissais rien et j’ai fais un peu à ma sauce lol). Ma maison semblait elle aussi plus lumineuse, plus belle, respirer. J’étais épuisée mais soulagée du poids que je ne portais plus désormais.

J’ai lâcher-prise dans un abandon total avec la certitude que tout cela avait le but précis, peu importe que je le saisisse ou non. C’était un déclic, une illumination.

Du développement perso au spirituel.

J’ai commencé à voir -ce que je ne savais pas encore être- des signes de l’Univers, des clins d’oeil, des synchronicités. J’ai réalisé que je ne m’étais pas aimé profondément depuis longtemps. Et que renverser la donne c’était redevenir acteur et décisionnaire de ma vie.

J’ai commencé à regarder, lire, écouter tout ce qui passait sur devenir soi-même. Et grand bien ma pris^^. J’ai réglé les conflits qui pouvaient l’être et lâcher-prise sur le reste. J’ai choisi de devenir la meilleure version de moi-m’aime, même si cela signifiait de m’éloigner des personnes que j’aime.

Tous ceux qui sont sur notre chemin sont là pour nous faire grandir et grâce à eux j’ai grandi. Je suis pleine de gratitude envers ces gens.

Je me sentais légère et douce, pleine d’assurance, comme un renouveau. La meilleure version de moi-même voulait contribuer au monde.

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« T’es shamane ou quoi ? »

Et puis ça m’est tombée dessus. En discutant avec mon meilleur ami qui n’allait pas bien, quelque chose de doux et de chaud sembla passer à travers moi. Comme si ce que je disais venais de bien plus haut et loin que moi. La sagesse de mes mots (je ne me souviens pas de tout ce que j’ai dis mais ce n’étais pas vraiment pour moi mais plus pour lui^^), lui a permis de vider et de lâcher prise sur ce qui devait l’être, de se pardonner et d’être dans l’amour.

Le lendemain, il m’a envoyé un message en me disant : « t’es une shamane ou quoi ? » il ne pouvait pas avoir plus raison. ^^

Perso, je trouvais ça cool de l’aider mais je flippais grave de ce que j’étais en train de faire (ou justement pas faire lol) et de ce qui m’arrivais. Je viens de la Réunion et tout ce qui est lié au subtil est plus ou moins tabou. Etre shamane était la dernière chose que je voulais faire. Dans le même temps, l’Univers mettait des gens formidables sur ma route, dont une Fée qui se reconnaitra et qui m’a permis d’accepter, d’aimer et d’utiliser cette partie de moi.

C’est plus tard que j’ai compris que j’étais un canal ou chanel : une personne qui transmet les messages de l’Univers dans le plan matériel, plus précisément, j’ai ce qu’on appelle la clair-connaissance : je sais. (même à moi ça paraissait pas vraiment probable lol). Mais en discutant avec les gens autour de moi, j’ai réalisé que j’avais déjà ça plus ou moins au fond de moi.

Un an plus tard, je me considère avant tout comme un(e) medium : qui fait le lien entre le visible et l’invisible. Je ressens et parfois vois et entends le subtil, l’invisible. C’est parfois les messages d’en haut, les guides, ceux qui ne sont plus dans le plan physique, les vibrations des lieux et des gens, les êtres de la nature, les leçons des mémoires intérieures et plus récemment un archange. J’entends l’appel pour mon tambour et celui de ma femme-guérisseuse. Mais ça c’est une autre histoire…

Ca fait tout bizarre d’écrire ça^^. Comme quoi, on a jamais fini de s’accepter et d’aimer l’intérieur. Mais même si tout ça parait insensé, je n’ai pas de ‘don’. Ou plutôt, on en a tous un ou plusieurs : que se soit dans la pâtisserie, le chant, rendre beau, écouter, la coiffure ou la cuisine etc…il y a autant de dons que de personnes.

Chacun de nous est capable de ressentir l’invisible, de suivre son intuition, d’être. Il suffit de le vouloir dans l’amour, l’authenticité de l’être et la sincérité du moi. 

Kisses !

Emilie

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